Liberté et nécessité, ou le paradoxe de l’art

Par Mr Philippe GRANAROLO, Docteur d’Etat ès-lettres

Jeudi 9 décembre 2021 à 17 heures,
Maison Tholosan, Rue Gabriel Péri, Bandol
Entrée Libre

L’art manifeste-t-il la capacité de l’homme à rompre avec la nature ? Ou bien est-il, comme le pensaient les Grecs et par exemple Aristote, un prolongement de la nature ? Ces deux hypothèses ont traversé toute l’histoire des idées. Au XIXe siècle, Friedrich Nietzsche considère que l’aptitude créatrice des humains, qu’il baptise du nom de Phantasie (« fantaisie », « imagination »), loin d’être le propre de l’homme, est l’activité essentielle de tous les êtres vivants. Nietzsche nous place ainsi devant un étonnant paradoxe. D’un côté il use d’un terme qui semble faire signe vers le libre-arbitre, et qui semble même renvoyer à l’idée d’une liberté « capricieuse ». Mais d’un autre côté, en étendant cette capacité à l’ensemble du biologique, il l’enracine dans la nécessité qui règle les processus de la nature. Comment sortir de ce paradoxe ? C’est ce à quoi nous allons œuvrer avec cet exposé, qui prendra appui sur les écrits de Nietzsche ainsi que sur l’ouvrage majeur du peintre Kandinsky, Du spirituel dans l’art.

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